La décroissance

La décroissance est un mouvement issu de la mouvance altermondialiste qui prône la décroissance de la consommation. La décroissance ne propose pas de vivre «moins» mais «mieux», avec «moins de biens et plus de liens». Le système productiviste et hyper-libéral y est largement critiqué pour faire la place à un système plus humanisé. Il ne s’agit pas de revenir au temps des cavernes mais de repenser notre rapport à la consommation.

Le principe de la décroissance date des années 70 avec les travaux de Ivan Illich et Jacques Ellul. Il est actuellement théorisé par Serge Latouche et Paul Ariès. Je recommande la lecture des ouvrages de ces auteurs pour bien comprendre la démarche du mouvement de décroissance. Il s’agit plus qu’une mode bobo, de plus en plus de personnes essaient de vivre l’idéal de vie prôné par le mouvement.

Le site de l’Institut d’Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance soutenable, source riche d’informations :

http://www.decroissance.org

Le site du journal La Décroissance, plein d’humour mais très sérieux, mensuel qui apporte réflexions, de la pratique et du théorique, :

http://www.ladecroissance.net

Un autre site plein de ressources et d’infos :

http://decroissance.free.fr

La décroissance est un mouvement actif et en constante évolution qui trouve un écho favorable auprès des populations face à la crise actuelle. Les pistes de réflexion sont intéressantes, mais je regrette le côté sectaire et anti-capitaliste primaire.

A rapprocher de la simplicité volontaire, mouvement originaire d’Amérique qui prône la restriction de consommation sans le corpus théorique de la décroissance.

http://www.simplicitevolontaire.org

dossier du Courrier International sur la simplicité volontaire :

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=81115

Reste à savoir qui a vraiment la volonté de restreindre sa consommation et de tourner le dos au progrès technique ?

Nicolas

3 Réponses to “La décroissance”

  1. […] pas étonnant de constater que les bénéfices de cette monnaie locale sont ceux avancés par la décroissance (consommer local) et l’écosociétalisme (reprendre en main la monnaie), deux mouvements tant […]

  2. philippe lahille Says:

    Mais comment donc ces décroissants osent-ils inciter à consommer moins alors que seule la relance de la consommation peut nous sortir de cette crise ?

    Réflexion sur la consommation et la crise économique

    Nous connaissons actuellement l’une des pires crises économiques. De grandes banques font faillite, les bourses chutent vertigineusement, les entreprises licencient, le chômage explose. Pourtant, peu de voix s’élèvent pour remettre en question le libéralisme économique. Bien au contraire, les gouvernements s’évertuent à nous convaincre qu’il ne s’agit là que d’une crise passagère, que les fondements mêmes de l’économie libérale ne sont pas en cause et qu’il suffit, pour sortir de ce marasme, de reprendre confiance et, surtout, de consommer, encore consommer et toujours plus consommer ! Seule une relance de la consommation peut sauver l’économie, pérenniser nos emplois et nous faire oublier cette mauvaise passe. Alors tous à vos caddies, et qu’ils soient bien remplis, comme avant, comme du temps où la croissance faisait les beaux jours des places financières.
    Faut-il donc être un mauvais citoyen pour oser écrire un ouvrage vous invitant à moins consommer… Ai-je des scrupules ? Pas une seule minute. Voilà quarante ans que nos sociétés occidentales usent de toutes les ruses pour nous pousser à consommer plus que nécessaire. Les industriels ont inventé les produits « Kleenex ». Fini le bon vieux réfrigérateur, le téléviseur ou la chaîne hi-fi qui duraient trente ans. Pas bon pour le commerce ! Alors les ingénieurs ont concocté de nouveaux produits périssables, qui ne résistent que quelques mois de plus que la garantie constructeur. Et pas question de réparer. Les boîtiers sont sertis, inviolables ; ils ont inventé des vis que vos tournevis ne peuvent dévisser. Les SAV nous expliquent, narquois, qu’il sera plus onéreux de réparer que d’acheter du neuf. Alors, on nous propose chaque année de nouveaux modèles, toujours plus sophistiqués, toujours plus fragiles, toujours plus Kleenex. Les médias et leurs donneurs d’ordre que sont les publicitaires veillent à ce que nous soyons toujours en manque de quelque chose et usent de tous les stratagèmes pour que nous nous précipitions sur la dernière nouveauté (dont nous n’avons que faire mais qu’il semble pourtant indispensable de posséder). Les banques et les sociétés de crédits prennent le relais en nous proposant sans vergogne de nous « surendetter » au-delà du supportable.
    Tout cela dans un mépris total de l’écologie ! On pille les ressources naturelles de la planète. Des écologistes (pensez donc, de doux rêveurs illuminés) tirent le signal d’alarme depuis trente ans. Les lobbies se chargent de les faire taire ou de dénigrer leurs combats. Et voilà que le château de carte s’écroule. Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs avertis ont pris conscience de la supercherie et réagissent. Ils se tournent vers des solutions alternatives, réduisent leur consommation, redécouvrent le troc, s’affranchissent de la publicité pour retrouver enfin un peu de liberté. Et il faudrait leur jeter la pierre, leur faire porter la responsabilité de la crise et de la récession ? C’est aux gouvernements, aux financiers, aux industriels et aux grands distributeurs de revoir leur copie. Ils ont abondamment tondu la laine sur notre dos pendant des décennies, voilà qu’il n’y a plus de laine. Nous sommes les premières victimes et il faudrait que nous devenions aussi les responsables ? À eux de se remettre en question et d’imaginer un nouveau modèle économique respectueux des individus et de la planète. À nous, citoyens (et accessoirement consommateurs), de trouver nos propres solutions. Elles passent par la simplicité volontaire et la frugalité. Nous devons enfin prendre conscience que notre bonheur ne dépend pas de la quantité de ce que nous achetons, mais de la qualité de notre vie et de notre enrichissement intérieur. Retrouvons dès maintenant notre autonomie en nous affranchissant autant que possible de cette société d’hyperconsommation, et advienne que pourra…
    Dans tous les cas, ce seront les décroissants qui seront les mieux préparés à affronter (matériellement et psychologiquement) une grave crise économique ou sociale
    Philippe Lahille

    • larocheauxloups Says:

      Merci Philippe pour cette belle diatribe contre le tout-consommation et le décervelage économique. Un peu de bon sens serait bien nécessaire dans la vie économique et sociale moderne.
      Nicolas

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