Bye bye Facebok !

Frédéric Beigbeder, l’inénarrable écrivain de 99F, quitte Facebook et détrui son profil. A lire son analyse brute du virtuel :

En fin (?) sociologue, Beigbeder analyse les dérives du virtuel, qui est « l’empire des fakes et des frustrés, ou simplement des losers tristes et seuls, timides et respectables auxquels on offre un mensonge, en échange d’une surveillance orwellienne de leurs habitudes de consommation. » Le réseau Facebook « drogue au narcissisme » ses jeunes utilisateurs, qui, on le sait, aiment y afficher maints détails de leur vie privée, au point que l’auteur de 99 francs considère qu’à côté de ceux-ci, les photos de Voici sont « pudiques »…

Beigbeder, qui se demande également si nous avons « vraiment besoin de retrouver les gens que nous avons volontairement perdus de vue » (sa réponse est évidemment non), conclut sa diatribe sur une comparaison assez radicale : « Il y a la même différence entre le réel et le virtuel qu’entre la vie et la mort. Or moi je viens de prendre une grave décision : vivre. » Mais tant d’autres utilisateurs, tous condamnés.

Tellement vrai.

Nicolas

 

Sorry, mais j’ai un petit P.S. fort à propos sous le coude:

Comme Beigbeder: vivons!

Franck.

Une Réponse to “Bye bye Facebok !”

  1. larocheauxloups Says:

    Internet permet beaucoup de choses intéressantes, plus de réactivité, plus d’interconnexions, la circulation de plus d’idées, en tous cas plus vite que jamais. Internet permet même des rencontres. Intéressantes ou non, là n’est pas la question (en grande majorité, elles finissent par s’avérer pas bien fracassantes…). Mais, du même coup, l’illusion d’avoir beaucoup « d’amis » est vite arrivée. Illusion? En effet, qu’est-ce qu’un ami? Quatre ou cinq personnes que l’on voit une fois par mois (parfois moins) mais dont les évolutions nous concernent, nous touchent, nous stimulent (ou nous affectent) et sur qui on peut compter les yeux fermés en cas de pépin, ou bien une cinquantaine de metrosexuels aussi virtuels qu’esseulés, dont on ne sait absolument rien et dont on placarde les pales images format timbre poste dans ses « favoris » comme un palmarès?
    Evidemment, la réponse est dans la question.
    Les relations virtuelles, le tissu social virtuel, les potes virtuels, les discussions virtuelles, les fantasmes sexuels virtuels, les voyages virtuels (racontés par la subjectivité des autres)… L’argent virtuel! Une seconde vie, comme le jeu. Quel intérêt?
    C’est le danger, dans son excès, d’une trop grande imprégnation de la vie par procuration, où les individus se croient interconnectés, alors qu’ils ne sont, en vérité, en contact qu’avec leur fantasme de vie rêvée qui finit en général en migraine.
    L’expérience sensible d’une vie matérielle est essentiel à la construction d’un individu, le matériel est l’interface menant à la conscience, puisque jusqu’à preuve du contraire on a besoin de se casser la gueule avant de comprendre pourquoi et donc d’en retirer une réflexion plus globale.

    Franck.

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