Hypocrisie patronale bis

Les séquestrations de dirigeants d’entreprise en France ne peuvent être assimilées à une prise d’otages et sont défendables tant que l’intégrité physique des patrons n’est pas menacée, a estimé vendredi le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, au sortir de la réunion intersyndicale avec Nicolas Sarkozy. Thibault défend son bout de gras, à juste titre. Je ne le vois pas critiquer les actions de ses propres membres. Evidemment, patronat et UMP dézinguent immédiatement cette position.

Interrogé à la sortie d’une réunion à l’Elysée, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a invité les patrons à ne pas négocier sous la menace. « J’en profite pour demander à tous les chefs d’entreprise qui m’entendent de ne pas céder à ces séquestrations, ou tout du moins à ne pas commencer une négociation avec le pistolet sur la tempe », a-t-il dit à la presse. « Pas de négociations si vous êtes séquestrés !« 

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a déclaré vendredi qu’il appartenait aux personnes séquestrées de porter plainte pour faire valoir leurs droits. « Jusqu’à preuve du contraire, exercer des violences contre quelqu’un est passible de poursuites », a-t-il dit sur RMC et BFM TV. « Si quelqu’un séquestré juge qu’on lui a fait violence et décide de porter plainte devant la justice, je ne pense pas que cette plainte sera classée, donc la justice suivra son cours. » « Nous sommes dans un État de droit et dans un État de droit, on n’obtient pas ce qu’on veut en faisant violence aux autres« , a-t-il ajouté, assurant que « le gouvernement fera(it) respecter ce principe ».

Jean-Michel Fourgous, député UMP et président du groupe PME à l’Assemblée nationale, se dit pour sa part dans un communiqué « scandalisé par la chasse aux patrons orchestrée par une gauche radicale et obsédée par un antisarkozysme primaire« .

Voilà les arguments avancés par le gouvernement et le patronat donc… Des clichés sur la gauche radicale, qui se défend pourtant avec les moyens à sa disposition. Le légalisme, argument massue bien utile, le patronat est pur et exempt de toute fraude fiscale, abus de biens, détournements, pressions, harcèlement, … Refus de la pression syndicale. Il est vrai que les patrons n’imposent jamais d’horaires, de temps partiels, de contraintes de poste ou de fonctions… Jamais de pression sur les employés, qui ne peuvent réagir qu’en démissionnant ou en allant au prud’homme.

Encore un piètre exemple pour les jeunes et tous les salariés et employés français, tous ces responsables aux salaires confortables qui viennent pleurer dès que le salariat se rebelle un tant soit peu. Bien sûr, les patrons peuvent être virés. Mais il est tellement plus facile pour eux d’être recasés par copinage, réseautage… Et encore une fois les vrais entrepreneurs, tous les dirigeants des PME-PMI qui créent des emplois dans toute la France, vont être amalgamés à ces abrutis qui nous gouvernent et nous dirigent, alors qu’ils luttent contre toutes les taxes, les charges, la course aux clients, pour des semaine de 70h minimum, et un salaire moyen de 4 000 euros par mois.

Nicolas

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