La géo-ingénierie comme solution miracle

« Nous sommes sur une trajectoire menant aux 650 ppm de CO2, qui se traduiraient par une augmentation de température de 4°C. Les milieux scientifiques commencent à prendre peur que l’inaction des politiques sur le front du réchauffement climatique ne laisse bientôt plus d’autre choix que d’appuyer sur le bouton « panique », celui de la solution de dernier recours : la tentative d’intervenir sur le climat à l’échelle de la planète à l’aide des technologies dites de géo-ingénierie. John Holdren, premier conseiller scientifique de Barack Obama, a publiquement évoqué cette possibilité en indiquant qu’aucune approche ne devait être écartée à priori » rapporte Contre Info.

Des solutions technologiques désespérées face à l’inaction politique des leaders mondiaux, catastrophiques pour la survie de l’humanité. L’ensemble de ces solutions « méga-technologiques » vont de l’installation de miroirs dans l’espace, qui réfléchiraient la lumière du soleil, à la fertilisation des océans avec du fer afin de favoriser la croissance des algues qui peuvent capturer le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Une autre option est d’ensemencer les nuages qui renvoient les rayons du soleil vers l’espace afin de limiter le réchauffement de la surface du globe.

Ou comment la peur amène à prendre des décisions dangereuses et irréversibles. Heureusement, John Holdren est lucide : « La croyance dans les miracles technologiques est généralement une erreur » a-t-il dit en 2007. Saura-t-il garder cette ligne conduite sous la pression populaire à laquelle doit répondre Obama ? Rien n’est moins sûr, le pragmatisme politique permettant de changer facilement de conviction.Le problème plus profond est de tomber dans une dictature scientifique, reprenant le flambeau de la tyrannie consumériste et libérale pour nous dire comment vivre et nous imposer un mode de fonctionnement.

Doug Parr, responsable scientifique de Greenpeace, estime que « la question la plus importante n’est pas celle des avantages et des inconvénients de technologies particulières, mais le fait que la communauté scientifique commence à avoir tellement peur de notre incapacité collective à lutter contre les émissions impactant le climat que de tels programmes non conventionnels sont maintenant considérés comme méritant une étude sérieuse. Nous avons déjà la technologie et le savoir-faire pour réaliser des réductions spectaculaires des émissions dans le monde, mais ce n’est pas le cas, et ceux qui sont les plus au fait de la science du climat se rapprochent du moment d’appuyer sur le bouton panique ».

Bien pire que le péril jaune, l’hiver nucléaire ou le fanatisme religieux pris comme fantasmes de peur depuis 60 ans, voici la géo-ingénierie comme danger ultime pour l’humanité. La démocratie participative devient une urgence pour ne pas laisser à d’irresponsables inconscients les grandes décisions qui affectent la planète.

Nicolas

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