Epicurisme gastronomique

C’est un grand bien, à notre sens, de savoir se suffire à soi même, non pas qu’il faille toujours vivre de peu, mais afin que, si nous ne possédons pas beaucoup, nous sachions nous contenter de peu, bien convaincus que ceux-là jouissent le plus de l’opulence qui ont le moins besoin d’elle. Tout ce qui est naturel est aisé à se procurer mais tout ce qui est vain est difficile à avoir. Les mets simples nous procurent autant de plaisir qu’une table somptueuse si toute souffrance causée par le besoin est supprimée. Le pain d’orge et l’eau nous causent un plaisir extrême si le besoin de les prendre se fait vivement sentir. L’habitude, par conséquent, de vivre d’une manière simple et peu coûteuse offre la meilleure garantie d’une bonne santé; elle permet à l’homme d’accomplir aisément les obligations nécessaires de la vie, le rend capable, quand il se trouve de temps en temps devant une table somptueuse, d’en mieux jouir et le met en état de ne pas craindre les coups du sort.

Epicure, (Lettre à Ménécée)

Nicolas

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