La théorie du Kinder surprise

Du kinder surprise comme personnification de l’appareil psychique de l’hystérique

La courte étude dont il s’agit ici repose sur une simple idée, prendre n’importe quel objet et démontrer en quoi il peut faire référence à l’appareil psychique de l’hystérique. Cet objet aurait pu être une brosse à chiotte comme un mixeur de cuisine mais dans un élan néo-romantique de branleuse insatisfaite, l’objet que j’ai choisi est bien celui qui nous rappelle par excellence notre enfance, à savoir le kinder surprise. Trêve de trivialité, l’étude n’a pas pour unique vocation une forme de provocation mais veut également montrer que la réflexion n’a pas de limite et sans prétention : voici la théorie du kinder surprise.

Pour rappel l’hystérie est la grande névrose, longtemps étudiée par Freud puis Lacan avec un intérêt tout particulier pour le désir, celui de l’hystérique étant central à la névrose. C’est dans le kinder que l’on peut saisir la dimension complexe de celui ci.

Pour la perte identitaire due au refoulement à l’Œdipe, prenons l’emballage. Simple à première vue, pourtant il comporte trois langues différentes : kinder, l’enfant en allemand, weight, le poids en anglais et surprise, la spécificité en français. Comment peut on d’un simple coup d’œil saisir l’origine de notre chocolat ? Hormis avec des recherches sur l’entreprise kinder rien ne peut nous indiquer d’où vient le kinder.

Lorsque l’on enlève en aluminium, on sa retrouve alors face au chocolat. Et là, ça devient foutrement intéressant : deux couches de chocolat. Une au lait, l’autre de chocolat blanc. Cela exprime parfaitement la bisexualité psychique de l’hystérique, bisexualité qui s’exprime au niveau du rapport à l’autre sexe. Quand l’hystérique aime, elle aime son partenaire sans son sexe. Ce qui attire l’hystérique dans l’autre sexe, c’est sentir chez le partenaire, la faiblesse. C’est en cela que Lacan dire que l’hystérique est séduite par le charme érotique d’une autre personne qui n’est ni virile, ni féminine mais défaillante ou omnipuissante.

Une fois le chocolat en morceau, fondu ou déjà digéré, on trouve au centre du kinder une coquille jaune. Résistante comme les mécanismes de défense de l’hystérique et qu’il faut ouvrir avec force malgré sa résistance. A l’intérieur, on retrouve le cadeau en pièces détachées, à monter avec un plan. Il varie d’un kinder à l’autre et généralement hum… n’a pas beaucoup d’intérêt. Une chose qui aura notre attention 3 secondes (personnalité histrionique) et qui finira pleine de poussière au fin fond d’une boîte.

Emilie

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :