Crise agricole

Marianne publie un article sur le ras-le-bol général des agriculteurs français envers la grande distribution qui se goinfre de marges exorbitantes et ne veut rien lâcher. Un bras de fer qui commence juste, mais les supermarchés cupides vont-ils lâcher du lest ou aller au risque de la pénurie ?

« C’est l’overdose de la dérégulation, l’overdose des pratiques de la grande distribution. (…) Notamment de ceux qui se font les grands champions de la com’ et du Pouvoir d’achat » explique Jean-Bernard Bayard de la FNSEA. Le message est clair. Les paysans et autres producteurs de lait n’ont pas l’intention de renoncer. Ils ne veulent pas cibler une enseigne en particulier mais Leclerc semble en ligne de mire. « Ce sont des groupes coopératifs qui n’ont pas un gros potentiel de développement à l’étranger », nous confie un leader syndical. Du coup, ces groupes doivent faire leurs marges en France, quitte à étouffer les paysans.

[…] « On ne peut pas accepter cette jungle, ce marché débridé. Il faut réguler pour sécuriser les consommateurs. » Et pour réguler, il convient d’aller à l’encontre d’une idéologie encore élevée au rang de dogme dans les couloirs de la commission européenne : la loi du marché triomphant. Et le service de presse des centres Leclerc de nous répondre, un peu gêné, lorsque l’on tente de savoir s’ils vont être confrontés à des situations de pénurie ce week-end : « aucun commentaire, nous ne pouvons vous faire aucun commentaire ». Un aveu en forme de vérité, car une chose est sûre, la levée des blocages n’est toujours pas à l’ordre du jour.

La révolte viendrait-elle des paysans, les véritables piliers du pays qui nourrissent la population par leur travail difficile mais ô combien comblant (dans un monde parfait bien entendu, tant l’Europe, les pesticides, les écolo… rendent ce métier compliqué) ? La population française est-elle prête à suivre une fronde populaire contre la pieuvre de la grande distribution qui comprime les producteurs et détruit la qualité au profit de la quantité ? Rien n’est moins sûr en ces temps troublés où le pouvoir d’achat est l’idole moderne que tout le monde brandit. Il faudra bien pourtant remettre en cause le système actuel de production et de distribution de l’alimentation, nécrosé par les profits à tout prix et une pollution endémique qui détruit à petit feu nos organismes. Le bio cher n’est pas une fatalité, tout comme le hard discount n’est pas synonyme forcément de mauvaise qualité. Un juste équilibre doit être trouvé pour une meilleure alimentation, de laquelle découlera une meilleure santé pour tous.

Nicolas

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