Refroidissement climatique

Voici Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, géophysicien et professeur en la matière à l’université Paris VII, qui conteste en toute ouverture d’esprit, études à l’appui, la thèse généralisée du réchauffement climatique anthropique. A savoir, provoquée par l’activité humaine depuis les débuts de la première Révolution industrielle, soit à peu près deux siècles.

Globalement, la thèse de Vincent Courtillot met en corrélation la hausse des températures de la Terre avec les variations d’intensité de l’activité solaire. Ce scientifique, face émergée d’un groupe d’études, contredit quelques points du dernier rapport du Groupement Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, GIEC, qui affirme l’inverse. En effet, selon les rapports du GIEC, c’est la seule activité humaine qui provoque non seulement des hausses sensibles de températures mais également tout le dérèglement climatique et saisonnier qui s’en suit et dont on parle tant. Vincent Courtillot affirme même que depuis 1998, les températures globales auraient plutôt tendance à baisser, conséquence de l’activité solaire qui entre en phase plus calme. Le scientifique s’en explique clairement:

Évidemment, de telles positions, qualifiées de « climato-sceptiques » par les journalistes toujours en recherche de formules tape-à-l’oeil, éclaboussent comme un pavé jeté dans la marre du consensus de la pensée unique. Vincent Courtillot monte donc au créneau pour clarifier ses positions. Dans l’exemple ci-dessous, on observe que, non content de n’accorder que neuf maigres minutes d’interview pour un sujet qui mériterait largement quelques heures de développement approfondi, le tic journalistique assez courant, et relativement insupportable, de couper les fins de phrase de la personne interviewée, tirant des conclusions à la place de celle-ci, surtout quand elle exprime un avis dissonant, règne en maître.

Jean-Marc Roeder, physicien autodidacte et spécialiste notamment d’aérodynamique et thermodynamique, explique très bien le côté bancal des relevés de température dont se sert le GIEC pour établir ses rapports. En effet, les points de mesure sont, en grande partie, placés dans des zones proches des grandes métropoles du monde, ne pouvant ainsi témoigner que de températures qui augmentent. Si tel est le cas, que signifie cet aveuglement volontaire? Il est clair que les grands centres urbains ne font que croître depuis deux bons siècles ainsi que leur activité industrielle et la démographie, avec tout ce que cela comporte de hausse de température locale. Mais cela influe-t-il sur le global? La chose qui est sûre, c’est que, d’un point de vue purement statistique, se cantonner aux relevés faits à proximité des agglomérations humaines ne peut que confirmer la thèse du réchauffement. Depuis à peu près 15 ans nous voyons, à travers les médias, les glaciers des pôles fondre toujours plus d’année en année. A ce propos, Jean-Marc Roeder est sans concessions. Cette fonte visible répondrait à des effets de thermodynamique finalement assez basique, et l’on apprend également que le taux de salinité des océans, et donc sa fluctuation, joue un rôle primordial dans l’effet de serre naturel. Sur ce plan là, les rejets de nos chers véhicules au pétrole ont donc un impact mineur.

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Jean-Marc Roeder élargit le point de vue jusqu’à en venir aux questions qui fâchent, aux logiques sinistres qui pilotent ce martèlement médiatique constant du tout écologique. A qui profite le crime?

Et Vincent Courtillot, dans tout çà? Faisant partie de l’Académie des sciences, il ne conteste pas l’effective fonte des glaces polaires ainsi que l’augmentation de la proportion du gaz carbonique dans l’atmosphère ou la montée des eaux, il nuance juste le propos et s’élève surtout contre l’acceptation bête et méchante d’une pensée dogmatique. Comme, selon ses constats étayés, il s’agit plus d’un phénomène cyclique lié au soleil, notre bonne vieille planète a déjà connu maintes fois ce phénomène de réchauffement par le passé.

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N’empêche, le sujet divise. Pas plus tard qu’en avril 2010, 400 scientifiques français ont manifesté à leur hiérarchie leur mécontentement face aux thèses « climato-sceptiques » développées par Claude Allègre et Vincent Courtillot, estimant que celles-ci les faisaient passer, selon eux, pour de braves incapables aux yeux du public. En plus du désagrément, ces scientifiques et chercheurs reprochent aux deux hommes de ne pas être suffisamment rigoureux dans leurs assertions et d’éviter soigneusement le débat avec leurs pairs pour confronter leur point de vue. C’est-à-dire, en gros, de ne pas emprunter le circuit des publications officielles comme toute thèse digne de ce nom. Pendant ce temps là, d’autres applaudissent des deux mains ce qu’ils considèrent être, pour reprendre les termes même de Claude Allègre, une véritable imposture du GIEC. Dans son article à Le Monde du 1er février 2010, à la manière de Jean-Marc Roeder, Drieu Godefridi dénonce des contrefaçons internes au GIEC visant à gommer purement et simplement certains éléments apportant une contradiction au consensus du réchauffement anthropique mais également une plantade monumentale dans les prévisions de fonte des glaciers de l’Himalaya. C’est ce genre d’article qui a probablement poussé les climatologues français à la gueulante.

A chacun de se faire son avis. Toujours est-il que celui de Vincent Courtillot ainsi que de quelques climato-sceptiques ne manque pas d’intérêt. Cependant, le très officiel et médiatique Claude Allègre s’est soumis en octobre 2010 aux conclusions de l’Académie des sciences sur le sujet, acceptant l’idée que c’est bien l’Homme qui est responsable du chambardement climatique. Vaste et intense débat, donc, pas prêt de refroidir, surtout à l’approche d’échéances électorales de première importance.

Franck.

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