L’Ambassade du Hors Humain

Souffle sur tes braises pour rester vivant, souffle…

Ce qui pourrait s’apparenter à un simple conseil d’ami ou une considération de grand-mère remontant à l’oubli relève en réalité du fondamental. Un leitmotiv initiatique, un mantra en francé dans l’texte pour qui ne veut pas mourir psychiquement, pour qui tient à se rappeler qu’il vit pour et par lui-même, sans risquer de se perdre dans la pseudo abondance néfaste d’une société saturée de données ou encore les raisonnements préfabriqués et acceptés sans y mettre de distance, c’est-à-dire sans les faire sien, les digérer et pouvoir les partager à son tour s’ils sont justes.

Depuis longtemps, Hors Humain, ainsi nommé pour d’explosives raisons, enfant-cadavre exhumé des ruines d’une humanité à l’arrogance ventripotente entrée dans l’ère de la brutalité planétaire, travaille la respiration. Revenu du coeur même des flammes de l’égocentrisme et du brasier des guerres, Hors Humain distille aujourd’hui cet air qui a manqué à l’ère délétère des pères de nos pères, vicié par l’implosion d’une civilisation trop sûre de ses idolâtries factices, et la transmute en force de vie au pouvoir sans limites. Hors Humain a encaissé la déflagration mondiale et la détresse des damnés pour en redonner la moelleuse substance, transcendant la mort pour cultiver le vivant en chaque être. Du négatif vers le positif, de l’éparpillement final vers la cohérence de l’éclair, c’est l’Ultime Souffle. Carburant des cellules, fil d’or fécondant le champ d’étoiles terrestres.

Vous avez bien dit crime contre l’humanité? Comme je vous comprends, mais dites-moi réfléchissez un peu, l’humanité sans crimes serait-ce l’humanité?

© Hors Humain

Chamane d’aspect mi indien mi Iggy Pop, philosophe de la rage au physique hors normes, chanteur pour les fous, acrobate survolté autant que poète drapé de ténèbres, Hors Humain fait la symbiose corps / esprit pour atteindre l’harmonie de l’instant. Hors Humain, ce concept élevé en patronyme, exprimant la distance, le fait de s’extirper, ce besoin d’être « en-dehors de », acte de négation vital pour s’accomplir en tant qu’individu autonome et ne plus se faire broyer par le prêt à penser synonyme de non-vie, est finalement devenu force de partage et en revient donc à l’humanité, plantant son corps en lame de couteau dans les volutes sommitales du cercle vertueux. Il est fondamental pour un individu de partager ses réflexions et son expérience, soit-elle « marginale ».

Hors Humain, éternel dénonceur des escarpements acérés du rigorisme, explorateur des cimes de l’extrême ou des froidures du ventre boréal, développe un discours qui ne fait pas toujours l’unanimité: en atteste la pauvreté de ce « dialogue internet » anonyme et critique, cimenté à coups de « mové francé », de philosophie de comptoir et d’horizons limités. Aujourd’hui, l’arpenteur des toits de la capitale-lumière vient s’ancrer à la passerelle Debilly, juste au-dessus du fleuve mon général, d’où surgit maintenant son ambassade symbolique pour la pratique partagée de l’Ultime Souffle. La mission: y défier de nouveau et sans cesse l’omnipotente gravité, ce dieu d’attraction qui plaque aux réalités. La passerelle Debilly, point de convergence des courants, noeud tellurique où se retrouvent solide, liquide, gazeux et invisible, est désormais investie du pouvoir rassembleur de l’Ultime Souffle. Un accueil généreux, un appel chantant lancé au divin jusqu’au confins du ciel, à l’individu caché au creux de l’habit de chair, à l’Humaine peuplade des contrées de la Terre, bien loin des légendes urbaines et ses pépites d’idiotie trop grasse, véhiculées par ceux qui ont laissé leur flamme de vie s’en réduire au feu follet de canapé. Que l’on soit badaud en transit, esthète en quête du Beau, méditant curieux ou filmeur « fou », le Souffle est ici toujours présent pour qui le laisse murmurer à ses cages à miel. Car, comme chacun sait, qui accueille l’Autre reçoit l’Un.

Nous ne savons pas ce que peut le souffle. Il est pourtant la loi des lois. Il est la puissance qui anime tous les êtres, il est un amour monstrueux. L’humanité crève de ne plus savoir respirer. Toute son énergie est siphonnée par ses pensées inconsistantes. C’est le souffle, qui, à la fois, te donne une adhésion à la matière, et une puissance d’envol merveilleuse.

© Hors Humain, in philomag

Franck Balmary.

3 Réponses to “L’Ambassade du Hors Humain”

  1. Camille Says:

    Joli clin d’oeil à Jean-Claude… qui ne manque pas d’air non plus !

    Oui, les « fous » font un bien fou à notre humanité..

    • larocheauxloups Says:

      (^_^)… Bonjour Camille.

      Oui, entre « fous », hein… ‘S’en passe des trux! 🙂

      Au plézir!

      Franck.

  2. […] sources claires de la liberté et nous y abreuver. Un an après l’ouverture officielle de son Ambassade de l’Ultime Souffle, Hors Humain nous invite de nouveau à la grande inspiration vers l’au-delà. Un lieu unique […]

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